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Mieux connaître nos présidents

Après vous avoir mieux fait connaître Papy, ESE info a voulu que vous découvriez les figures emblématiques du club que sont nos coprésidents Patrick Bidalle et Jean Pierre Lutard. Un couple, comme ils le disent eux-mêmes, dont l’investissement pour leur club de cœur est remarquable. Merci à nos coprésidents d’avoir répondu à nos questions.

ESE : Depuis quand présides-tu l’Etoile Sportive Eysinaise Rugby Club et quelle était la situation à ta prise de fonction ?

Patrick Bidalle (PB)
Je suis arrivé au club à l’aube de la saison 2014/2015, en tant que vice-président, puis en cours de saison la case entraineur s’est ouverte à la demande du groupe de joueurs présents cette saison-là. La fonction président est arrivée en fin de cette saison 2014/2015, lors de notre prise de fonction, nous avons repris un bilan avec des mauvaises surprises financières. Nous avons mis 3 ans pour rétablir une très bonne santé sportive et financière à notre club.
Jean Pierre Lutard (JPL)
Je suis coprésident avec Patrick depuis 5 ans. Nous avons été élus dans le bureau en février 2014. Le club traversait une crise avec très peu de personnes au bureau, très peu de licenciés et beaucoup de dettes.

ESE : Avant de rentrer dans la catégorie « dirigeant », tu as eu une carrière sportive. Dis nous tout (place, club, trophées…).

PB : J’ai commencé le rugby à Mérignac en catégorie cadet à l’époque, puis junior. Suite à un problème à un genou (rupture ligament croisé) j’ai mis en stand-by ma mince carrière rugbystique. Avant de reprendre une licence de joueur au club de l’ES Eysines en 1985, alors que le club effectuait son retour après des années de sommeil. Après quelques années sur le rectangle vert sans aucun titre, j’ai effectué une formation d’entraineur. J’ai pris en main les guides de l’équipe réserve avec un bouclier de 3ème série. Puis un bouclier champion de 4ème série pour l’équipe première. Puis un passage comme entraineur à Lacanau, au Cap Ferret avec l’obtention d’un bouclier de 1ère série réserve. Un retour à la source pendant 6 ans à Mérignac pour prendre en charge l’équipe moins de 17 ans. Un jour l’absence d’envie vous fait prendre le chemin de l’entrainement à reculons. Alors le temps était venu de mettre un arrêt à mes activités rugbystiques et profiter de la famille et de la vie.
JPL : Après avoir fait mon école de rugby au SBUC qui a été écourtée pour la lutte au Bouscat, j’ai repris le rugby à l’armée (BA 106) ce qui m’a permis d’intégrer le SBUC à l’époque des Moscato, Gimbert, Simon, Techoueres et Laporte. L’ambiance n’était pas celle que j’avais connue dans le Pays Basque. Je suis donc arrivé au club d’Eysines où j’ai fait partie du cercle très fermé des premières lignes avec Patrick, Bruno et Stéphane avec lesquels j’ai repris le club, sans oublier bien sûr Papy. Je suis devenu à cette époque éducateur de l’école de rugby et j’ai fait parti de l’équipe qui a créé l’EDR à Eysines en entente à l’époque avec Bruges Blanquefort. Une tragédie familiale m’a fait arrêter le rugby pendant un temps. Je l’ai repris pour une dernière saison à Cadaujac en 2003 pour arrêter de nouveau mais là pour un moment heureux de ma vie. En tant que joueur je n’ai jamais rien gagné sauf la joie d’être monté de quatrième à troisième série avec Eysines sur le tapis vert car nous avions une école de rugby après avoir perdu contre Cazaux en demi-finale.

ESE : le club a passé des périodes difficiles, comment as-tu vécu ces périodes ?

PB : Les moments difficiles du club datent des périodes où j’étais pris par ailleurs dans d’autre clubs ou en retraite sportive. Cependant j’ai toujours jeté un œil dans la presse sur les résultats du club et parfois assisté au match du dimanche. Mais finalement natif d’Eysines, amoureux du rugby et ayant passé pas mal d’années dans ce club, cela fait toujours souffrir de voir les difficultés qu’il a vécues. Mais il restait tout de même mon club de cœur, ce qui explique peut-être les raisons de mon retour.
JPL : Les années difficiles se sont passées dans la bonne humeur, marque du club. Depuis que nous sommes revenus, nous avons construit chaque année de bonnes choses pour le club. L’essentiel étant de rigoler et de passer des bons moments, donc même dans les périodes difficiles il est important de le faire dans un état d’esprit de déconnade.

ESE : Chacun peut constater ta grande implication dans le club. A quoi consiste ta débauche d’activité (à part le surf) ?

PB : Chacun donne un maximum de temps, en fonction de sa vie professionnelle et privée, bien que souvent le rugby grignote sur cette dernière. Notre but à tous, était de réussir tant au niveau sportif que dans la gestion du club. De plus lorsque nous sommes bien entourés au niveau de l’équipe dirigeante, on se doit de donner l’exemple.
JPL : 
Je suis un passionné et je vis ma passion pleinement car j’ai une femme extraordinaire qui me connaît bien et qui me laisse faire ce que je veux. La première débauche est le vivre ensemble avec des gars supers. Après les tâches dédiées à la présidence ressemblent à tout ce que l’on connait. Communication avec la Mairie, avec la Ligue et plein de projets à monter pour faire vivre au mieux le club.

ESE : Ton homologue et toi avez une personnalité et un caractère très différents. Quel est le secret de votre entente ?

PB : Je pense que pour réussir en tant que duo, il faut des personnalités complémentaires, comme dans un couple. Et comme le dit mon épouse, nous sommes un couple dirigeant ce club. Nous sommes, effectivement, complémentaires dans nos missions mais toujours avec les mêmes ambitions communes.
JPL : Une grande histoire d’amour. Ce n’est pas pour rien que sa femme m’appelle sa copine. Après c’est une histoire de première ligne, les gens ne peuvent pas comprendre s’ils n’ont pas joué à ce poste à l’époque où l’on poussait les mêlées pendant des heures. Le reste est une histoire privée.

ESE : Quels sont tes rapports avec le staff sportif ?

PB : La relation que j’entretien avec staff sportif est, je pense excellente. Comme nous le disons souvent, un président préside, un entraineur entraine… Je laisse l’entière autonomie à ce staff dans la gestion sportive, nous les aidons dans la gestion extra sportive à l’aide de l’ensemble des bénévoles. Il semble que cela fonctionne, pour preuve les résultats. En cinq ans, on ne peut que constater une progression de ce club, progression sportive, conviviale, humaine mais également en termes d’image auprès du monde du rugby et des réseaux sociaux. Tout cela est le résultat d’un travail de l’ensemble des dirigeants (administratif, sportif et convivial).
JPL : Très bons, déjà nous avons joué avec Jérôme et la renommée de Chouchou l’avait devancée. Thierry pour nous était une évidence car il était là dans les périodes plus délicates du club. Bongio fait partie de la famille des avants donc ça ne pouvait que fonctionner. Une superbe équipe qui permet aux joueurs de progresser et de s’affirmer pour les autres.

ESE : Les joueurs ont-ils conscience de votre engagement ? Si oui comment le manifestent-ils ?

PB : Lors d’échanges avec les joueurs, nous avons de bons retours sur l’image de ce club, sa convivialité, son esprit famille. C’est cela que l’on veut mettre en place afin de réussir aujourd’hui mais également demain avec l’arrivée de nouveaux licenciés qui devront intégrer le club avec cet esprit.
JPL : C’est à eux de le dire, mais quand on te demande si tu viens au voyage de fin d’année, c’est un signe. Après mes apparitions festives au fil des années, amènent les joueurs à avoir un contact différent avec nous, car au concours des blagues c’est quand même Patrick qui est le plus fort. Après la plus belle manière qu’ils ont pour nous montrer une quelconque manifestation de satisfaction ce sont les résultats positifs le dimanche et leur implication à tous dans cette démarche.

ESE : Quel est ton ambition pour le club ?

PB : Mon ambition, c’est de gravir les échelons sportifs de nos championnats pour notre équipe sénior. Le développement de notre école de rugby en augmentant notre effectif jeune mais également par un recrutement d’éducateurs compétents. Notre entente avec le club voisin de Mérignac nous aidera en cela. Sans oublier que tout cela doit se faire avec un groupe de dirigeants que nous devrons également renforcer. Un club avec des objectifs doit grandir à tous les niveaux pour réussir.
JPL : Mon ambition est de créer un club de grosse agglomération incontournable à son niveau en fonction de ses voisins. Notre entente avec Mérignac Rugby est une très bonne chose qu’il faut améliorer.

ESE : Si tu avais l’immense privilège de faire partie de la peu démocratique commission qui attribue le « cagoulin » (pardon l’Etoile), le soir de victoire. A qui l’attribuerais-tu ?

PB : En effet, il s’agit d’un immense privilège de faire partie de cette commission. Si je pouvais l’intégrer, j’ai bien quelques idées sur plusieurs nominations, peut-être que celle qui arrive en tête avec 825 points est celle de Pierrot La Caillasse (qui se reconnaitra) pour sa ponctualité (Rires).
JPL : Je ne veux pas faire pencher les votes, mais je ferai tout ce qui est possible pour l’avoir moi. Je suis joueur jusqu’au bout sauf que je ne peux pas m’exprimer sur le terrain, alors le combat sera dur pour mériter l’étoile d’or.

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